...Tu devrais juste te laisser aller !...

...Tu devrais juste te laisser aller !...
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Même si notre Histoire est finie je peux tout recommencer.


...........Un recueil de petites histoires.


Juste pour le plaisir des yeux et de l'esprit !...........



Ecrire, c'est parler en silence.

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# Posté le jeudi 21 février 2008 19:30
Modifié le jeudi 21 février 2008 20:23

. . . A corps perdu . . .

.  . . A corps perdu . . .
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------Elle était assise sur son lit, fixant le vide. Ailleurs ! Une voix la tira de ses songes.

_ Anna, descends tu vas rater ton bus ! , cria sa mère.

------Elle ne répondit pas. Se contentant de prendre son sac de cours et de descendre.
Anna, avait 17 ans. Lycéenne ordinaire. Une vie paisible avec quelques amies. Enfin sa vie était ainsi avant de le rencontrer Lui. Elle était en bas, n'adressant aucun regard à ses parents. Rien, ni même l'ombre d'un geste. Elle était vêtue de vêtements larges et sombres. Elle n'était pas gothique, juste, une autre.

_ Anna, tu peux me dire ce qui ne va pas ! , lui demanda sa mère, en lui caressant les cheveux.

------La jeune fille se contenta d'écarter la main maternelle et de sortir de la maison. Il faisait froid, l'hiver était bien présent. Elle marchait en direction de l'arrêt, traînant les pieds. Elle aperçut au loin quelques personnes. Son c½ur se mit à battre beaucoup plus vite. Elle avait peur. Tellement.

_ A bah voila la traînée. , annonça fièrement une des filles présentes.

------Ils rigolèrent, se moquèrent. Tout était sa faute, à Lui. C'est Lui qui l'avait détruit, qui avait fait d'elle ce qu'elle était devenue. Elle resta un peu à l'écart, son c½ur lui faisait si mal. Soudain quelqu'un se mit à ses côtés.

_ Ma pauvre Anna, comment as-tu pu croire ne serait ce qu'une seconde qu'il pouvait s'intéresser à toi ! , se moqua cette personne.

------Elle se leva, le regard embué de larmes. Ils ne savaient rien, ils ne sauront jamais rien. Son histoire, sa vie, aujourd'hui n'a plus de sens réel. Pourquoi ? Pour comprendre il faut remonter quelques mois plus tôt.

------Les grandes vacances, la plage, le bonheur. Anna était avec ses amies, elles rigolaient à en perdre la voix. Telles des adolescentes. Un groupe de garçon s'approcha d'elles. Parmi eux, Lui. Un sourire, un regard et tout ne vivaient que pour lui. Ils se revirent sur cette même plage. Puis une fête, cette fête où son c½ur ne lui appartiendra plus jamais. Une danse, quelques mots doux. Et leurs lèvres qui ne se lâchèrent plus. Elle souriait, et respirait avec délice l'odeur de celui qui maintenant avait dans ses mains son âme. Si pure était-elle ! Comme un manège qui tournait, ils ne se quittèrent plus. Elle découvrit de nouvelle sensation, celle qui nous donne des ailes pour aller toucher les étoiles en plein jour. Il a mit en elle le bonheur, la passion et le plus grand des amours. Mais à chaque histoire il y a un « mais » ! Il n'a suffit que d'un soir. Quelques amis à lui, beaucoup plus âgés. Elle but, un peu trop. Mais elle se sentait en sécurité dans ses bras. Lui seul devait la sauver du mal. Ce ne fut pas le cas, car lui seul l'avait conduit en enfer. Cette phrase, elle ne l'oubliera jamais.

_ Tiens mon amour, prend ça tu vas voir, c'est génial. , lui susurra-t-il à l'oreille.

------Une poudre blanche, elle refusa. Non pas de drogue.

_ Prouves-moi que tu m'aimes mon ange ! , continua-t-il.

------Elle l'aimait et ne voulait pas le perdre. Stupide direz-vous ! Elle y goûta et comme un délice interdit, elle y prit plaisir. Plaisir de planer, de voler sans quitter la terre. Mais cet ange découvrit un peu tard que des chaînes avaient attaché ses magnifiques ailes blanches en Enfer. Plus les jours passaient, plus elle en voulait. Mais un soir, elle a commis l'irréparable. Ce liquide perfide, cette seringue et ce sang. L'aiguille pénétra sa peau diaphane et le sang étranger se mélangea au sien. Une danse macabre du clair obscure. Ce soir là, elle a signé ce pacte avec le Diable. Cette fin, bien trop rapide à son goût. Le matin, la tête lourde. Elle se leva et regarda autour d'elle. Des corps un peu partout, dormant ou somnolant. Son amour aussi dormait. Elle s'agenouilla à ses côtés, caressant son doux visage angélique. Il se réveilla mais la repoussa.

_ Ne me touches plus !

------Elle ne comprenait pas.

_ Mais qu'est ce qui t'arrives ? Je ne t'ai rien fait.
_ A moi non mais à toi oui.
, continua-t-il, avec un sourire sadique.
_ Tu peux m'expliquer ?
_ Tu as le SIDA ma pauvre fille !
, termina-t-il en se levant et en quittant la pièce.

------Et le monde s'écroula et la terre arrêta de tourner. Une chute sans fin. Elle regarda ses bras, de multiples points rouge les ornaient. Peut-être qu'il mentait ? Elle ne pouvait pas se permettre de prendre ce risque. Le lendemain, elle sécha les cours pour se rendre à l'Hôpital. Un n½ud se forma dans son ventre. Elle avait tellement peur. Cette maladie incurable. Cette fin sans vraiment en être une. Elle se présenta à l'accueil, son visage était creux. Comme une marque de sa toxicomanie.

_ Vous désirez ? , lui demanda une dame vêtue de blanc.
_ Je voudrais faire le test du SIDA

------La dame lui pria de la suivre. Elle arriva dans une pièce blanche. Un homme se présenta. Il lui demanda ses papiers puis de retirer son pull et de relever ses manches. Elle avait tellement honte de toutes ces marques. Elle baissa la tête, les larmes coulaient malgré elle. L'homme la regarda. Il ne parlait pas, ne posait aucune question. Une fois le prélèvement de sang fini, il lui donna un papier avec la date et le jour où elle devait reprendre ses résultats. Un mois d'attente, un mois de calvaire et un mois sans lui. Elle lui en voulait mais ne le haïssait pas. Elle l'aimait, elle lui avait tout donné. Sa première fois, son amour et sûrement sa vie. Le mois qui suivit était un des pire de sa vie. Les moqueries, tout le monde était au courant de leur histoire mais pas de son doute pour le virus et de sa dépendance à la drogue. Car oui, elle n'avait pas arrêté. Son seul refuge à la douleur. Le jour de la réponse arriva. Elle se présenta au même endroit. Cette même salle, ce même homme. Elle était assise, tordant nerveusement ses doigts maigres.

_ Bonjour Mademoiselle. , commença le médecin.
_ Bonjour.
_ J'ai vos résultats et je suis navré de vous dire que vous avez le VIH.


------Et plus rien n'eut de couleur, de son et de goût. Et le moule du bonheur se brisa pour l'éternité. Elle rentra chez elle, il lui avait expliqué qu'il y avait un traitement pour limiter l'avancée mais rien ne pourra la guérir. Qu'allait-elle devenir ? Les mois qui suivirent étaient tous aussi dur. Et maintenant elle courait, une destination inconnue. Il se mit à neiger, le froid était si intense. Elle ne lui avait jamais dit son virus. A quoi bon ? Elle s'arrêta devant un Lac, il était gelé. Tout comme son c½ur. Elle ne faisait pas cette trithérapie pour ralentir son mal. Elle ne voulait pas vivre. Elle avait tout perdu. Vraiment tout. Elle s'asseya sur la neige, se recroquevillant sur elle-même. Le froid l'entourait, le vide l'appelait. Elle pleurait, vidait son c½ur du moindre de vie qui lui restait. Les gens passent, ignorant. Soudain quelqu'un se mit à ses côtés.

_ Moi aussi quand je suis malheureux je viens ici, c'est calme et pur. , dit-il doucement.

------Elle ne répondit pas, pleurant toujours et encore. L'acide du mal, la brûle à chaque larme. Puis cette personne se tut, laissant comme seul son ; la nature et la peine.

_ Qu'est ce qui peut faire pleurer une jeune fille comme toi ? Ce ne doit pas être bien grave ?

------Comment pouvait-il parler sans savoir ? Elle releva la tête, plantant son regard humide dans celui de l'homme qui lui parlait.

_ Si pour vous avoir le SIDA ce n'est pas grave, et bien c'est votre problème, pour ma part...

------Elle ne termina pas sa phrase. Lui, l'homme qui lui avait annoncé sa fin. Pourquoi lui avait-il dit ça ?

_ Je sais que tu es malade, mais tu es encore en vie. Tu peux continuer, vivre et être heureuse.

------Elle ne lui répondit pas, ignorant ce qu'il lui disait. Il ne pouvait pas la comprendre. Elle était juste coupable de trop d'amour. Et comme on dit : « L'amour rend aveugle ! ». Certes mais elle aurait dû se méfier. L'homme se leva et partit. Le lendemain on retrouvera le corps froid et sans vie d'Anna, car pour elle, rien ne valait plus la peine. Juste une lettre, juste quelques mots. Un Adieu.

« Parce que je vous aime et que je souffre de trop de douleur. Je suis la seule coupable de ce mal qui me ronge depuis 4 mois, ce mal que j'ai contracté par stupidité. Certaines personnes me trouveront idiote et d'autre lâche. Mais personne ne comprendra ma peine. Car à trop lui avoir donner d'amour, j'en ai perdu la Vie. Et si le Paradis veut bien de Moi, je promet de ne jamais oublier ma vie, mes erreurs. Parce que l'amour ne rime pas avec la drogue, la maladie et la mort ! J'avais des rêves, des envies, des amies. Mais tout s'est échappé entre mes doigts, tel le sable fin que le vent emporte à 1000 lieux du monde. Pleurez-moi autant que moi j'ai versé de larmes ! Aimez-moi aussi fort que je l'ai aimé. Mais ne me détestez jamais autant que je hais son corps, son c½ur et la réalité. Mourir, c'est ne jamais revenir, mais ce ne sera jamais se quitter pour toujours.

Anna »


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# Posté le jeudi 21 février 2008 20:10
Modifié le vendredi 22 février 2008 17:24

...Et si nous n'avions pas assez de temps.......

...Et si nous n’avions pas assez de temps.......
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-----Elle se réveille doucement. Une tendre compagnie dort encore près d'elle. Celui qui fait battre son c½ur, celui qui lui offre des étoiles en plein jour. Elle se penche, lui vole en baiser et se lève. Elle s'habille et quitte la pièce. Juste un mot.

« Je t'aime !
Claire ----- »


-----Claire, 18 ans. Etudiante aux beaux Arts. Ivre de vie et Amoureuse depuis peu. Elle arpente les rues de Rouen. Des images de sa nuit lui reviennent et celles des autres auparavant. Un peu de nostalgie et de douceur se mélangeant à l'aube de ce jour d'été. Elle marche au hasard, ses cheveux nageants au grès du vent. Elle laisse le vent frôler son doux visage. Elle arrive près d'un parc. La fraîcheur du matin. Une envie de nature. Elle déambule dans ce vaste parc. Admiration et silence. Son téléphone sonne. Un message de son amour.

« Moi aussi je t'aime !
Pierre ----- »


-----Un sourire qui se dessine sur ces douces lèvres roses. Elle décide de rentrer chez elle. Ses mains dans les poches, les écouteurs dans les oreilles. Une douce musique. Celle qu'elle lui chantera dans six mois. Elle traverse la route. Un bruit. Elle ne verra que le vif des phares. Un autre bruit et tellement de cris. Puis le silence. Juste le calme d'un autre monde où elle vit maintenant. Un autre message.

« Et si on l'appelait Thomas. Je vous aime !
Pierre ----- »




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# Posté le vendredi 22 février 2008 10:01
Modifié le vendredi 07 mars 2008 05:41

...Mon Ange...

...Mon Ange...
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---------Un matin sans levé de Soleil, une nuit sans Lune. Aujourd'hui Anya est assise dans le noir. Elle ne veut plus de lumière car pour elle, son Soleil est mort. Son ange est partit beaucoup trop loin de son Ciel. Elle pleure, ne s'arrête pas. Elle n'en a pas la force, elle ne l'aura plus jamais. Anya a 16 ans, elle était une jeune fille pleine de vie et une grande s½ur. Elle l'était encore hier. Son frère, son ange, sa vie est partit. Un ange est venu chercher un autre ange. Il s'en est allé comme ça. Il est partit avec le sourire. C'est sûrement la seule chose qu'Anya gardera en elle. Il souffrait tellement, cette maladie qui la rongeait de plus en plus. Leucémie. Elle déteste ce mot, ce nom et cette réalité. Pourquoi faut-il perdre ceux que l'on aime. Elle lui a dit au revoir, il lui a sourit et lui à demander de ne pas être malheureuse. Elle ne tiendra jamais cette promesse. Les lois du c½ur son incontrôlable. Il était ses ailes. Anya est dans un coin de sa chambre. Elle pleure en silence. Un autre cri de douleur couvre le sien. Sa mère est si mal, elle ne vit plus. Son bébé, celui a qui elle a donné la vie il y a de ça 8 ans. Celui qui chaque matin venait la rejoindre pour le câlin. Le père était dehors, assis sur une chaise. Il ne pleure pas, il a mal mais il sait que là où se trouve son fils, il n'est plu souffrant. Son bel ange. Anya se sent si seule. Elle se sent trop seule. Et si demain, elle se réveille et que tout n'était qu'un cauchemar ? Non la vie n'est pas ainsi et elle ne le sera jamais. Hier un petit garçon a rejoint les étoiles et aujourd'hui une famille ne parvient pas à fermer les blessures. Anya relève la tête, une lumière brille au fond de la chambre. Elle se lève et s'approche de ce faisceau lumineu. La lumière prend peu à peu forme. Une petite chose, un petit garçon. Elle sourit, il est revenu pour elle. Elle tend la main mais ne peut pas l'atteindre. Son visage se crispe de douleur. Il restera toujours une simple image. Puis il disparaît. Soudain une voix se glisse près de son Oreille.

« Les gens après la mort ne restent pas là où ils ont vécu ou là ils sont mort. Ils restent près de ceux qu'ils aiment ! »

---------Elle sourit. En faite il n'est pas si loin d'elle. Il se tient à côté d'elle. Avec ses grandes ailes et sa brillance infinie. Une larme coule le long de la joue d'Anya. Et de son doigt le petit garçon la fait disparaître. Elle compris que maintenant il serait là pour elle comme elle l'a fait pour lui auparavant. Toujours !

---------Elle n'avait pas entendu cette promesse soufflée par le petit garçon avant de mourir :

«Je te protègerai de mon nuage, je serais là pour toi ... Parce que tu a sus être là quand j'étais mal, quand je souffrais. Tu as toujours gardé ce sourire pour me faire toucher un peu le bonheur. Oui maintenant c'est à moi d'être là. C'est mon Tour grande soeur !»

---------Et dans une infinie tendresse, il la serre dans ses bras, enveloppant leur deux corps d'un voile blanc. Un murmure au creux d'une oreille.

«Merci !»


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# Posté le samedi 22 mars 2008 18:33
Modifié le vendredi 28 mars 2008 20:45

...Et à chaque matin...

...Et à chaque matin...
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--------Au clair de Lune, deux personnes se regardent. Elles sourient & attendent. Attendent que le Soleil daigne se lever & qu'il éclaire l'horizon sans fin. Elles qui se trouvent si indispensable l'une pour l'autre. Elles qui ont gravé leur initiale sur un tronc d'arbre & qui un jour s'oublieront sûrement. Elles se tiennent la main & sourient en parfaite harmonie.

--------Encore quelques minutes, pas plus. L'une pense à l'autre, à ce qu'elles vivent & ce qu'elles vivront encore. L'autre a ces mêmes pensées & même rêves. Encore quelques secondes. La lune affiche son dernier sourire & part mourir de l'autre côté du monde.

--------Au loin, l'horizon se forme peu à peu. Un contraste du jour & de la nuit. Elles scrutent le fond du monde. Les rayons font la course, au premier qui touchera le vent. Ce dernier qui se lève & fouette le visage de ces deux amies. Ce mélange de couleurs orangée, bleues & violettes. Cette illusion d'un tableau peint avec passion & rêverie. Elles aiment ces matins où rien n'a de sens, où tout n'est que vision & simplicité.

--------Le jour est debout et saisit encore une fois un jour de vie à ces deux jeunes filles. Un de moins sur le tableau de la vie & une barre de plus sur le mur de la mort. Elles s'en moquent, elles s'aiment & savent que demain, elles auront le même spectacle. C'est une certitude.

--------Et puis le temps passe & elles vont vieillir. Oublier & au dernier de leur jour, elles reverront ce magnifique tableau du levé du jour. Elle pensera à Elle & Elle rêvera d'Elle. A ces moments de silence & de douceur. Elles souriront à ces douces paroles soufflaient au vent juste avant que la danse de la nature commence. Merci la vie & merci à Toi d'être là !

--------Tout est pareil, comme ce levé du Soleil. Ca commence par les rayons & se finit par le vent qui s'échappe trop loin de nos mains. La vie s'échappe à chaque jour mais un matin on l'a rattrape & on comprend la finalité de la vie. Les réponses ne sont données qu'au dernier souffle. Dernier.


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# Posté le samedi 22 mars 2008 18:42
Modifié le mardi 15 avril 2008 15:52